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31.03.2008

Expo

Une exposition majeure des œuvres de l'artiste futuriste italien Mario Sironi se déroule à la Fondation Stelline à Milan jusqu'au 25 mai 2008.

Fondazione Stelline - Corso Magenta 61 – Milano
Durata 29 febbraio - 25 maggio 2008
Orari: martedì – domenica, 10 - 20 (chiuso il lunedì)
Ingressi: intero € 6 -  ridotto € 4
Informazioni: tel. 02 45462411
fondazione@stelline.it

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Rappel biographique, par le Musée de Lodève.

Mario Sironi est né en 1885 à Tempio Pausania en Sardaigne. Apres avoir suivit des études d’ingénieur à Rome sur l’instigation de son père également ingénieur, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts où il rencontre Boccioni et Séverini, qui l’amènent à l’atelier de Giacomo Balla le géant du Futurisme. En 1905, il vit à Milan, voyage avec Boccioni à Paris et en Allemagne. Il retourne définitivement à Milan en 1914, où il reprend les pinceaux qu’il avait délaissés, exécutant des études centrées sur la place de l’homme dans la société industrielle. Bien que lié au groupe futuriste depuis 1914, il n’adhère au mouvement qu’en 1915, il en est le plus jeune membre, réalisant, de 1915 à 1916, quelques œuvres - principalement des collages -, intrinsèquement futuristes mais dans lesquelles il intègre ses réflexions très personnelles sur la civilisation industrielle. Après une incursion dans la peinture métaphysique, il revient à son thème de prédilection, la ville, dans lequel s’inscrit le malaise humain et social de l’époque. Dans un chromatisme sombre, Sironi représente ces périphéries urbaines désertes et silencieuses, les rues bordées de murs aveugles, les sévères blocs de bâtiments, les cheminées d’usine... dont toute vie semble absente. L’angoissante oppression de l’homme dans une ville prête à le soumettre à un principe de volonté et d’ordre. On retrouve cette même idéologie dans son adhésion au "Novecento", dont il est un des principaux représentants. Il y défend le retour aux valeurs traditionnelles, aux "valeurs plastiques" propres à résoudre l’angoisse existentielle de l’homme. Dans les années 30, il prône le retour aux techniques traditionnelles de la peinture murale (en tant qu’art social), de la mosaïque, du bas-relief monumental qui s’accordent à son goût pour l’esthétique nationaliste. Après la guerre de 40, il s’oriente vers la scénographie. La présence de Sironi sur la scène artistique italienne, particulièrement longue, a traversé la plupart des grands mouvements qui l’ont animée. Si son adhésion à l’esthétique fasciste l’a écarté de certains critiques, on s’accorde aujourd’hui à le reconnaître parmi les grands artistes de cette période. La force d’évocation de ses sombres paysages, sa synthétisation formelle et la puissance de sa matière lui ont permis d’éviter les pièges de l’académisme et du réalisme militant propres au style fascisant. Il meurt en 1961 à Milan.

17:10 Publié dans Kultur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sironi

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Derrière ta porte

Derrière ta porte - Une émission RBN Paris
Mardi 1er avril 2008

Invité : Karl Hauffen
Rédacteur à ID magazine, musicien, libre-penseur

RBN Canada ### Vlad Tepes Il Dracula storico

Radio Bandiera Nera

28.03.2008

Roma Divina

Disco!

Escapade

26.03.2008

Y a plus d'sous

podcast

25.03.2008

Barbarie consumériste

Fatigue

J'ai traîné bien des soirs dans les lieux. Je traîne tous les soirs de ma vie, chassé de ma chambre par la peur de mon œuvre, par le geste instinctif de retarder l'exil dans le meilleur de moi-même, par l'appétit d'ajouter encore au trésor sur lequel je croupirai plus tard comme un cadavre. Immonde humilité, faible lâcheté, probable désintéressement de moi-même en tant que bête à concours, bête mise à prix.

Autrefois, je restais dehors, je courais dans les rues pendant des heures comme sur les routes de la campagne, ne regardant même pas les hommes, n'ayant pas encore ce modeste besoin de l'amitié et de l'amour.

Ensuite, je suis allé où il y avait de la lumière, un entassement de camarades et de seins. Je m'en suis gorgé. Mais de cette éponge molle, à l'humidité profonde, je tire ma goutte. (...)

Je suis retourné aux Français pour voir les derniers rangs des familles, rongés par les divorces, les mariages d'argent, les maîtresses-dactylos, la pédérastie du cadet, la messe du dimanche, la Ruhr. Et en face d'eux les sociétaires comme des vicaires de paroisse d'embaucher à la ville, pour jouer les dernières marquises. Juifs qui peuvent être les conservateurs les mieux camphrés de tous les faux plis d'une tradition qu'on ne sait plus porter.

J'ai digéré les dîners, que je payais d'ailleurs à des amis qui n'en auguraient rien de bon, dans les petits théâtres qui sentent la truffe et le bidet parfumé. C'est là qu'on voit le mieux se mêler les putains et les honnêtes femmes et la veulerie détendre les moustaches des gardes municipaux.

Drieu La Rochelle, L'Œil mort, in Quelques écrits "farfelus", Confessions, L'Herne 2007. Vie des Lettres (et des Arts), volume XV, 1924.

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