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07.05.2008

Didier Super en concert à Paris

 

podcast

Réseau Patrons Sans Frontières, la vidéo officielle de la manifestation

Le 17 avril dernier, les patrons français faisaient savoir au gouvernement, par la voix de différents syndicats patronaux leurs velléités à propos des clandestins.

A ce sujet, l'UMIH (Union Métiers Industries Hôtellerie) a une position claire : Tout chef d’entreprise qui, sur le vu de papiers (dont il n’est pas qualifié pour savoir s’ils sont vrais ou faux) a embauché un salarié, l’a déclaré, a donc payé ses charges, ne peut pas être inquiété si les papiers du salarié s’avèrent faux. Par ailleurs, la nécessité de licencier le collaborateur, dont les papiers se sont avérés faux, peut mettre en péril l’organisation du travail de l’entreprise : il faut donc que soient régularisés tous les collaborateurs de bonne foi et déclarés. Quant aux chefs d’entreprise qui ont embauché des clandestins dans le but de ne pas les déclarer, il leur faudra trouver d’autres défenseurs que notre syndicat.

Nous, membres du collectif « Patrons sans frontières », crions "haro" à l'hypocrisie du grand patronat français et nous déclarons hostile à une mesure si minimaliste. Nous sommes d'avis qu'il est indispensable d’introduire massivement sur le marché du travail davantage de main d'œuvre peu coûteuse. Cela stimulera la concurrence, dopera l'entreprenariat, relancera l’offre en travailleurs ainsi que la performabilité et la croissance française.

Pour cela, nous affirmons clairement notre préférence pour les clandestins. Au contraire des Français de souche, ils ne sont pas regardants sur les conditions de travail, d'embauche et sur la rémunération. En outre, dépourvus de droits civiques, ils ne disposent pas du droit de grève et sont ainsi plus malléables, toujours disponibles et aisément manipulables.

De même qu'il est admis de délocaliser nos entreprises pour faire des économies, nous revendiquons le droit de délocaliser artificiellement notre force de travail en embauchant des « sans-papiers ». Dans une logique ultra-matérialiste, l'individu ne saurait être considéré autrement que comme une marchandise à part entière. Assez de langue de bois. Il faut briser les tabous !

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ps. Ceci est une parodie, explications sur jiparis.com

Tomcast Raw session avec Didier Super

Pollueurs, et pas seulement chez eux

La Presse Canadienne
Agriculture: la Chine s'implante partout dans le monde pour alimenter son économie

CHALEUNSOUK, Laos — Maïs, manioc, canne à sucre, eucalyptus, palmier à huile, arbre à caoutchouc... autant de cultures indispensables à la Chine pour alimenter son économie galopante. Face à ses besoins toujours plus grands, le gouvernement chinois a déjà acquis de vastes étendues de terres cultivables à l'étranger, installant des concessions à l'échelle industrielle qui, si elles peuvent aider à l'économie des pays concernés, font également craindre pour l'environnement.

De l'Asie du Sud-est à l'Afrique, la Chine s'implante partout et à un rythme soutenu, signant des séries de contrats avec les autorités locales, parfois au mépris des lois et des intérêts des populations. Ainsi au Laos, où les rizières du nord du pays ont laissé la place à de vastes plantations d'hévéas -arbres à caoutchouc-, exploités par la Chine, qui devrait consommer un tiers du caoutchouc mondial d'ici 2020.

Les familles pauvres de la région voient l'arrivée des Chinois comme une opportunité de développement économique et un espoir d'amélioration de leurs conditions de vie. Mais certains agriculteurs laotiens perdent leurs terres ancestrales, ou sont contraints de devenir métayers sur leurs champs d'autrefois...

Les sociétés chinoises sont accusées d'obtenir ces concessions par des arrangements avec les autorités sans dédommagement pour les fermiers, d'enfreindre les lois, de violer les droits de l'Homme et de nuire à l'environnement, en raison de leur implantation jugée "anarchique".

Au Laos, des collines entières de forêt ont ainsi disparu pour laisser la place aux plantations d'hévéas, qui pénètrent jusque dans les réserves naturelles. Les forêts dites "secondaires", d'où sont issues herbes médicinales et plantes comestibles utilisées par des tribus depuis des générations, sont également rasées.

"Les compagnies chinoises dans le nord (du Laos) sont une bande de voyous", s'indigne Charles Alton, un consultant en agronomie qui collabore à plusieurs agences internationales au Laos. Les entreprises chinoises, elles, démentent. "Je n'ai pas entendu parler de mauvais comportement de sociétés chinoises à l'étranger, mais celles qui ont l'intention de s'installer à l'étranger doivent savoir qu'il est important d'entretenir de bonnes relations avec les populations locales", déclare Ju Hingzhen, président de l'Association de l'industrie chinoise du caoutchouc.

Pour encadrer ce développement, l'Administration forestière chinoise a publié l'année dernière une série de règlements censés régenter l'exploitation des concessions à l'étranger. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) réfléchit également aux moyens d'accompagner l'expansion chinoise dans le reste du monde.

Car les exemples sont nombreux. En République démocratique du Congo (RDC), un géant chinois des télécommunications, ZTE International, a acheté plus de 2,8 millions d'hectares de forêt pour y planter des palmiers à huile. Au Zimbabwe, la société publique China International Water and Electric aurait acquis du gouvernement les droits pour exploiter plus de 100.000 hectares de maïs dans le sud du pays.

En Birmanie, alliée de Pékin, les concessions d'hévéas ont été attribuées à au moins deux sociétés chinoises, Ho Nan Ching et Yunnan Hongyu. Les réfugiés fuyant la junte militaire affirment que l'armée exproprie de force les agriculteurs pour cultiver le latex.

Au Cambodge, une société sino-cambodgienne, Pheapimex-Wuzhistan, a converti les terres de la tribu Phong en une plantation 20 fois plus grande que ce qu'autorise la loi, affirme l'organisation de défense de l'environnement Global Witness. Selon elle, cette concession dans la province de Mondulkiri empiète sur des pâturages, a conduit à la destruction de sites sacrés, et utilise des herbicides toxiques. Une autre société chinoise, dans la province de Kratie, a contourné la loi sur la taille des exploitations en s'enregistrant sous le nom de trois compagnies distinctes, assure Global Witness.

A Pékin, le ministère du Commerce refuse de répondre aux questions sur l'implantation agricole chinoise à l'étranger, ou sur les pratiques des sociétés. Il se contente d'assurer qu'au Laos, les sociétés chinoises "ont très fortement à l'esprit la protection de l'environnement", et préfère souligner que les revenus liés à l'installation d'entreprises chinoises y ont été multipliés par cinq.

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They have a boyfriend

En anglais, mais il est aisé de comprendre.

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