litterature : [s|i|s|i] - Esthétique d'abord - nihilist psychedelic trash in black shirt

14.07.2008

L'Inassouvissement

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Des hommes d'Etat de tous les partis, qui avaient perdu leurs anciens particularismes, dans le bien-être général artificiel et souffrant au fond d'un manque d'idées pseudo-fascistes, étaient envahis par une largeur de vues et une insouciance inconnues jusque là dans le pays et confinant même à une sorte de joyeuse idiotisation.

S.I. Witkiewicz, L'Inassouvissement (1930), L'Âge d'Homme, 1970

02.07.2008

Vous venez de recevoir une alléchante proposition de placement de la part de votre banque

Merveille des merveilles de la littérature, les Lettres d'insultes (mon guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale) par John-Harvey Marwanny. Une découverte du mois de juin 2008. Extrait :

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Crédit Fiducial de France
116, avenue des Peupliers
75006 Paris



Objet : Votre offre de souscription au Plan d’investissement Placéo

Messieurs,

Je viens de recevoir dans une même enveloppe mon relevé de compte indiquant un découvert de 300 euros et une publicité m’invitant à « bénéficier des perspectives de hausse des marchés mondiaux », grâce à votre placement Placéo.

Puis-je me permettre de vous faire remarquer que si vous ne préleviez pas systématiquement divers intérêts, frais de dossiers et autres agios dès que je suis à découvert, je ne serais pas dans le rouge aujourd’hui ?

En me maintenant constamment dans un découvert maîtrisé, vous faites de moi l’une de vos innombrables vaches à lait et, tous les mois, sans que cela vous coûte le moindre effort, vous ponctionnez impunément 20 à 30 euros sur mon compte. Chaque année, vous me volez ainsi environ 300 euros, ce qui m’oblige opportunément à continuer à raquer. Si je le pouvais, je fermerais ce compte pour aller dans une autre banque, mais vous me tenez par les couilles avec ce putain de crédit immobilier. La boucle est bouclée : vous êtes une belle bande de gros cons. Et c’est grâce aux millions de petits pigeons comme moi que, tous les ans, j’ai le plaisir de vous voir parader, avec vos faces d’anus resplendissantes, pour vous autocongratuler des excellents résultats financiers du groupe Crédit Fiducial de France.

Vous comprendrez donc, dans vos petites têtes de nœuds mises en valeur par vos belles cravates et vos raies sur le côté à la con, que je ne donne pas suite à votre offre alléchante de placement Placéo de mon cul.

De toute façon, il s’agit là d’une autre stratégie pour me piquer un peu plus de blé au quotidien en ponctionnant votre coquet pourcentage. Vous maîtrisez décidément à la perfection votre rôle de parasites aussi nuisibles qu’inévitables.

Votre placement Placéo, vous pouvez donc vous le fourrer bien profond. Pour une fois, vous profiterez du traitement que vous nous faites habituellement subir. Avec un peu de chance, ça décoincera même les sourires de mange-merdes qu’on peut voir sur vos faces de glands lors de l’annonce de vos résultats annuels.

PS : Si ça vous intéresse, je peux aussi vous envoyer un schéma permettant de réaliser un origami en forme de bite avec les brochures promotionnelles de votre putain de placement Placéo de mes deux – comme ça au moins, vous ne serez pas dépaysés quand vous vous les enfilerez dans le fion.

Extraits et achats à cette adresse : www.marwanny.biz

02.05.2008

Paraboles et fariboles

L'Institut Berger ne vit plus, tout le monde le sait, que de la grippe annuelle, et il ne tarderait pas à tomber dans la non-rentabilité, c'est-à-dire dans le néant, s'il ne sortait régulièrement, au début de chaque automne, et son virus inédit, et son vaccin approprié.

Le Docteur Kurt Mehbonn se tirait à merveille de ce petit travail. C'est ainsi qu'il fut successivement l'auteur de trois grippes historiques : la grippe vietnamienne de 1977-1978, la grippe cambodgienne de 1978-1979 et la grippe corrézienne de 1979-1980. Cette dernière, mise en circulation après son départ de l'Institut, sans précautions suffisantes, et après des essais incomplets, coûta malheureusement la vie à trois millions de nos compatriotes. Mais je ne pense pas qu'il faille accuser le Docteur lui-même.

Pourquoi ce départ précipité ? C'est qu'en septembre 1979 notre homme avait été brutalement vidé à la suite d'un article publié sous son nom dans une revue professionnelle : La Seringue des Hauts-de-Seine. Le titre, déjà dangereux, en était : Pigmentation comparée de différentes populations humaines. Il osait y écrire ceci :

 

Statistiquement parlant et compte tenu d'un certain nombre de cas d'espèce intermédiaires toujours possibles, il me paraît légitime de soutenir que les individus de race dite noire présentent, dans leur majorité du moins, une pigmentation de peau notablement plus accusée que la plupart des individus de race dite blanche.

 

De telles insinuations ne pouvaient évidemment rester sans réponse. Elles furent vertement relevées dans l'organe officiel de l'A.C.T.R.A.E.U.S. (Association Contre Tous les Racismes A l'Exception d'Un Seul), et reproduites, les jours suivants, dans toute la presse parisienne, avec les commentaires qu'on devine.

C'est ainsi qu'en automne 1979 le Docteur Kurt Mehbonn abandonna Paris, où il n'avait plus le moindre espoir de soigner ne fût-ce qu'un rhume des foins, et s'en vint habiter dans notre bonne ville.

Pierre Gripari, Paraboles et fariboles, L'Age d'Homme, 1981

13.04.2008

Au vieux cap-hornier

A l'extrémité de la plage des Sables-d'Olonnes, dans le prolongement de la jetée qui ferme le port, il y a quelques vieilles maisons et une église romane. Rien de bien spectaculaire : ce sont des constructions en pierres robustes, grossières, faites pour résister aux tempêtes, et qui résistent aux tempêtes, depuis plusieurs centaines d'années. (...)

A quelques pas de ces maisons il y a des résidences modernes, blanches, destinées aux vacanciers. Cela forme tout un ensemble d'immeubles, d'une hauteur de dix à vingt étages. Ces immeubles sont disposés sur une esplanade à plusieurs niveaux, le niveau inférieur étant aménagé en parking. (...) En cette saison tout était désert, et les sifflement du vent s'engouffrant entre les structures de béton avaient quelquechose de nettement sinistre.

Je me suis ensuite dirigé vers une résidence plus récente et plus luxueuse, située cette fois tout près de la mer, vraiment à quelques mètres. Elle portait le nom de « Résidence des Boucanniers ». Le rez-de-chaussée était constitué par un supermarché, une pizzeria et une discothèque ; tous trois fermés. Une pancarte unvitait à la visite de l'appartement témoins.
Un sentiment déplaisant a cette fois commencé de m'envahir. Imaginer une famille de vacanciers rentrant dans leur Résidence des Boucanniers avant d'aller bouffer leur escalope sauce pirate et que leur plus jeune fille aille se faire sauter dans une boîte du style « Au vieux cap-hornier », ça devenait un peu agaçant ; mais je n'y pouvais rien.

Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, Cop. Editions Maurice Nadeau, 1994

11.04.2008

Inédit de Drieu La Rochelle (morceau choisi)

Après son second bachot, il est encore puceau. Il ne perd son pucelage qu'à dix-sept ans et demi, presque dix-huit ans, dans sa première année de droit. Il se trouve avoir une douzaine de francs dans sa poche et suit une grosse blonde dans le boulevard Saint-Germain, la nuit. Il n'ose l'aborder qu'au coin de la rue Royale, elle l'emmène dans un petit hôtel de la rue Boissy-d'Anglas. Chambre sordide.

Elle ne veut pas se déshabiller, en dépit de sa timidité, il insiste assez rudement, il veut voir. Elle lui montre de gros seins bouffis. Il la trouve laide et vulgaire et pas très jeune, mais il est en extase. Il jouit très vite et, bien sûr, il est fort déçu par la brièveté du plaisir. Il lui avoue qu'il était puceau; elle lui dit: "Ah, si tu m'avais dit, j'aurais été moins vite. C'est gentil ça. Mais fais attention aux maladies."

Au Jour de l'An, il a de nouveau quelques francs et va au bordel. Il est ébloui par la lumière, les couleurs; les fortes odeurs le saoulent. Il prend une petite blonde maigre et chétive aux cheveux crêpelés. Elle veut l'expédier, mais il tâche de gagner du temps. Elle se moque de son faux air d'assurance et le regarde de travers parce qu'elle sait qu'il n'a guère d'argent. Il recommence de loin en loin et attrape la chaude-pisse à la cinquième ou sixième fois. Horrible gêne, sentiment affreux de honte et de salissure. Il craint le mépris de son père et de sa mère, surtout de son père qu'il déteste pour ses débordements. Il est obligé d'avouer sa luxure à son père à qui il reproche de tromper sa mère.

Un vieil ami de la maison a voulu auparavant qu'il se soigne seul et a aggravé son mal. Un vieux médecin à cheveux blancs le soigne gentiment. Il guérit et recommence peu après. Mais il reste horriblement frappé: il a pris le sens du péché par l'expérience de la souillure.

Pierre Drieu la Rochelle, Notes pour un roman sur la sexualité, Gallimard, 2008 (sortie avril 2008)

10.04.2008

Révolte contre le monde moderne

La société moderne présente justement un type d'organisme qui de l'humain est passé au subhumain, dans lequel toute activité et toute réaction est déterminée par les besoins et les penchants d'une vie purement corporelle. Ses principes dominants sont exactement ceux qui sont propres à la part animale et organicovitale des hiérarchies traditionnelles (marchands et esclaves) : l'or et le travail.

Julius Evola, Révolte contre le monde moderne, 1934

07.04.2008

Citation du jour

Tout le rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. Le rêve est en partie accompli. Il lit les mêmes journaux et a les mêmes passions.

Gustave Flaubert, Correspondances, 1871 

03.04.2008

Il arrive un moment où les choses échangent leur nom

Hugues Rebell

Il arrive un moment où les choses échangent leur nom ; ainsi les réactionnaires se trouvent être à présent des actionnaires, tandis que les progressistes actuels, loin d'être réellement des êtres de progrès, d'avant garde, de liberté, sont des retardataires ; ils démolissent au lieu de construire, et, au lieu de briser vos chaînes, ils vous en forgent des nouvelles.

Hugues Rebell, Préjugés modernes, Editions de la Revue blanche, 1900

02.04.2008

Hugues Rebell

Des hommes ne sont pas d’accord avec leur temps ; ils ne vivent jamais de la vie du peuple ; l’âme des foules ne leur apparaît pas bien supérieure à l’âme des troupeaux.

Si l’un de ces hommes réfléchit sur lui-même et arrive à se comprendre et à se situer dans le vaste monde, peut-être va-t-il s’attrister, car il sent autour de lui une invincible étendue d’indifférence, une nature muette, des pierres stupides, des gestes géométriques : c’est la grande solitude sociale. Et, au fond de son ennui, il songe au plaisir simple d’être d’accord, de rire avec naïveté, de sourire d’un air discret, de s’émouvoir aux longues commotions. Mais aussi une fierté peut lui venir de son renoncement et de son isolement, soit qu’il ait adopté la pose du stylite, soit qu’il ait fermé sur ses plaisirs la porte d’un palais.

M. Rebell a choisi ce dernier mode : il se présente à nous dans l’attitude de l’aristocrate heureux et dédaigneux.

En un temps où, petits plagiaires de Sénèque le philosophe, les agents de change, les avocats populaires, les professeurs retirés dans un héritage, les millionnaires, les ambassadeurs, les ténors, les ministres et les banquistes, où toute la « noblesse républicaine », hypocritement joyeuse de vivre, s’attendrit avec soin sur le « sort des humbles », au moment même qu’elle leur met le pied sur la nuque, en ce temps-là, il est agréable d’entendre quelques paroles de franchise et M. Rebeil dire : « Je veux jouir de la vie telle qu’elle m’a été donnée, selon toute sa richesse ; toute sa beauté, toute sa liberté, toute son élégance ; je suis un aristocrate. »

Cela ne signifie pas qu’insensible à toutes les souffrances naturelles il dédaigne le peuple (comme le bourgeois-type qui hait au-dessus de lui et méprise au-dessous) ; il l’aime au contraire, mais d’un amour trop raisonnable et trop élevé pour que le peuple en soit touché. Au pauvre monde que de stupides sermons ont incliné vers les satisfactions de la vanité et du civisme, il enseignerait volontiers la joie toute simple d’être un brave animal. Les plaisirs intellectuels, à quoi bon en suggérer le désir à des cerveaux infailliblement rétifs aux émotions désintéressées, aux élixirs qui n’ont pas tout d’abord gratté le palais et chauffé le ventre ? Donc « le devoir présent est de guérir les vignes malades et de replanter les vignes détruites, afin d’enivrer la France entière ».

Dans le dialogue ou je recueille cette phrase, pour une telle opinion le personnage se fait traiter d’humanitaire et d’utopiste, mais on vient à son aide, l’on prouve qu’il en est de l’intelligence comme d’un fleuve et que de trop nombreuses saignées font baisser son niveau. La conclusion est le vieux panem et circenses, du pain, du vin et les jeux, — et fermer les musées et les bibliothèques « et briser les urnes abominables qui, durant tout un siècle, auront livré à la canaille le destin et la pensée des plus grands hommes ». Opinions, comme on le voit, assez insolentes ; il n’est pas nécessaire de les taxer d’excessives : assez de bons esprits les trouveront monstrueuses, car les bons esprits s’éloignent peu des idées communes.

Transporté dans les oeuvres d’imagination, l’aristocratisme de M. Rebell devient obscur, se confond volontiers avec la licence des moeurs. On est un peu dérouté. Il n’est pas bien certain que le gitonisme soit une forme très heureuse du mépris des convenances sociales ; ni que l’opposition d’un cardinal débauché à un capucin malpropre soit une démonstration très probante de la supériorité de l’aristocrate sur le mercenaire ; ni qu’un peintre hystérique et vaniteux nous fasse songer aussitôt à Titien ou à Véronèse ; ni qu’une courtisane familière des bouges évoque sans faillir les images émouvantes de la volupté vénitienne. Il y a bien des défauts et bien de la grossièreté dans cette Nichina qui a mis en lumière le nom de M. Rebell ; mais c’est tout de même une oeuvre vivante, amusante et riche. On y voit une Venise à la fois délicate et basse, opulente et sordide, superstitieuse et lubrique, plus près sans doute de l’histoire que de la légende ; c’est pourquoi quelques-uns furent choqués.

Nul, au surplus, n’a cru que ce livre dût être regardé comme capital ; essai qui pour d’autres apparaîtrait un considérable effort, la Nichina n’est qu’un prologue pour Hugues Rebell romancier : on attend de lui des histoires et des combinaisons moins arbitraires, des récits dont la tragi-comédie accoucherait d’une idée. Des idées, il en est riche, autant que le plus opulent penseur d’hier ou d’aujourd’hui : il ne lui manque que de savoir les insérer plus solidement dans le cerveau de ses personnages. Ouvrir les Chants de la pluie et du soleil , c’est tomber dans une mine où l’on puiserait longtemps sans l’appauvrir. Ce sont des poèmes en vers ou en prose, mais où le souci de l’expression est toujours dominé par la volonté de dire quelque chose de nouveau. Le thème fondamental est la joie de vivre, d’être un homme libre, fier, qui ne songe qu’à accomplir son destin naturel, en aimant la beauté, en jouissant de tous les plaisirs des sens et de l’intelligence, et cela sans mesure, sans hypocrisie, avec une fougue ignorante de tous les ménagements et de toutes les morales. C’est un livre tumultueux, grondant, qui donne l’impression d’une gare immense pleine de locomotives, de sifflements, de cris et de baisers d’adieu ou de retour. C’est un livre vraiment tout gonflé d’idées et où la nature ivre de sève, se fleurit des rouges et des verts les plus puissants. On peut le comprendre aussi selon son vrai titre ; il est bien de pluie et de soleil (il y a des pages lumineuses, il y en a de troubles), mais à condition qu’on y joigne l’idée d’une foule en rut qui s’exalte dans la poussière ou hurle dans la boue.

Je crois que c’est là qu’il faut, au moins provisoirement, aller chercher la vraie pensée de M. Hugues Rebell et ses vraies chimères. Cet écrivain est d’ailleurs apte à nous surprendre de plus d’une manière avec tout ce qu’il y a en lui de liberté d’esprit, d’imaginations audacieuses. Mais dès maintenant son originalité est visible et indiscutable : il est celui qui préfère le manteau de soie au fichu de coton, le tapis de pourpre au paillasson socialiste, la beauté à la vertu, la splendeur de Venus nue aux « yeux funèbres de la pâle Virginité ».

Il est aristocrate et païen.

D’après Remy de Gourmont, « Hugues Rebell », Le livre des masques, Portraits symbolistes, Gloses et documents sur les écrivains d’hier et d’aujourd’hui (dessins de F. Vallotton), Éd. Mercure de France, Paris, 1896, pp. 33-38

25.03.2008

Fatigue

J'ai traîné bien des soirs dans les lieux. Je traîne tous les soirs de ma vie, chassé de ma chambre par la peur de mon œuvre, par le geste instinctif de retarder l'exil dans le meilleur de moi-même, par l'appétit d'ajouter encore au trésor sur lequel je croupirai plus tard comme un cadavre. Immonde humilité, faible lâcheté, probable désintéressement de moi-même en tant que bête à concours, bête mise à prix.

Autrefois, je restais dehors, je courais dans les rues pendant des heures comme sur les routes de la campagne, ne regardant même pas les hommes, n'ayant pas encore ce modeste besoin de l'amitié et de l'amour.

Ensuite, je suis allé où il y avait de la lumière, un entassement de camarades et de seins. Je m'en suis gorgé. Mais de cette éponge molle, à l'humidité profonde, je tire ma goutte. (...)

Je suis retourné aux Français pour voir les derniers rangs des familles, rongés par les divorces, les mariages d'argent, les maîtresses-dactylos, la pédérastie du cadet, la messe du dimanche, la Ruhr. Et en face d'eux les sociétaires comme des vicaires de paroisse d'embaucher à la ville, pour jouer les dernières marquises. Juifs qui peuvent être les conservateurs les mieux camphrés de tous les faux plis d'une tradition qu'on ne sait plus porter.

J'ai digéré les dîners, que je payais d'ailleurs à des amis qui n'en auguraient rien de bon, dans les petits théâtres qui sentent la truffe et le bidet parfumé. C'est là qu'on voit le mieux se mêler les putains et les honnêtes femmes et la veulerie détendre les moustaches des gardes municipaux.

Drieu La Rochelle, L'Œil mort, in Quelques écrits "farfelus", Confessions, L'Herne 2007. Vie des Lettres (et des Arts), volume XV, 1924.

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